Samedi 12 juillet 2008
Ici ce sera des mots. Que des mots. Pas de couleurs, pas de présentation. Des mots sans leurs beaux habits.

Ici ce sera des mots. Vides, écorchés, morts, dansants, lègers, vivants, lourds, petits, pathétiques, grands, tremblants, ridicules, cons. Mais ce sera mes mots.

J'ignore encore si ça parlera de moi, d'eux, de rien ou de toi qui perds un temps précieux en venant ici. Mais ça parlera, c'est sûr.
Par Je
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Samedi 12 juillet 2008

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Une fois de plus, je commence quelque chose que je ne finirai sans doute pas. Ces mots atterriront dans un dossier que j’appellerai « brouillons ». Comme les centaines de débuts auxquels je n’ai jamais trouvé de fin. Je pourrai décider, de reprendre un à un ces fichiers et essayer d’y trouver un sens. Je pourrai également tout supprimer, et me dire que cette fois-ci est la bonne, que je ne renoncerai pas. Mais je ne ferai rien de tout ça. Parce que ces brouillons me représentent biens plus que n’importe quoi d’autre. Il n’y a que ma page Word qui me connaisse vraiment. Ce qu’il y a de bien avec les pages Word c’est qu’elles s’en foutent complet du nombre de débilités que vous débitez lorsque vos doigts courent après les lettres du clavier. Il fut un temps, j’écrivais sur du papier, avec des jolis stylos qui ont de jolies couleurs. Je parfumais le papier et je faisais attention de ne pas faire de ratures. C’était le temps des jolis poèmes qui font pleurer les parents et qu’on vous demande de réciter devant la famille histoire de ne pas être les seuls à verser une larme. Ce temps là, c’était le bon temps. Maintenant je suis devant mon clavier, une clope dans la main droite, pas super pratique pour taper, et un fond de café froid dans une tasse ébréchée. Mes stylos de couleurs, dont l’encre à séché, dorment dans une trousse taguée au Blanco. Pourquoi je les garde ? Aucune idée. Je conserve un nombre effrayant de petites choses aussi inutiles qu’encombrantes. Je ne jette que sous la torture, je crois. Et encore.  C’est rassurant, c’est une preuve de vie. Ce sont des centaines de petites preuves. J’en ai besoin. De croire qu’il y a eu une fameuse époque où j’ai parfois vécu puisque aujourd’hui je suis morte.

Par Je
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Mercredi 16 juillet 2008

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Morte, c’est vite dit. Il ne m’en faut pas beaucoup pour changer d’opinion. Il suffit d’avoir un appel de mon meilleur ami pour me dire que la vie peut valoir la peine. Il suffit également de pas grand-chose pour que je me demande ce que je fou encore sur cette terre. Je suis une fille du genre soulante, moi. J’ai besoin d’être rassure, j’ai besoin d’avoir des preuves. Tiens, ce mot revient. quand on doute de tout et de soi avant tout, on a sans cesse ce besoin de se dire « là je ne me fais pas de films, pas d’illusion, c’est bien réel ». C’est une énorme, absurde et pathétique perte de temps, mais pourtant tellement vitale que ça en devient maladif. Mais ce n’est pas moi que je plains, je fonctionne comme ça depuis … depuis toujours ou presque. Ce sont les autres, le pire est pour eux. eux qui sont là depuis le début, ou pas. Eux qui sont vraiment là, pas un soir par semaine, pas deux minutes par jour, non. Eux qui se comptent sur les doigts. Ben eux, ils encaissent et toi, aveuglée par ta paranoïa, tu ne réalise pas que tu es entrain de perdre ta main. La seule main qui te reste. Mais à bout de bras, à bouts de mots, il réussiront à te sortir la tête de l’eau. Avant même que tu réalise que tu te noyais. Je passe de morte à vivante deux fois par jour quand ce n’est dix. Quand la vie et vide, tu la remplis comme tu peux. Tu prends tout ce que tu trouve et quand tu ne trouve rien, bien tu la remplis de toi. Et du « toi » sans personne, c’est affreux, froid, tranchant.
Par Je
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Mardi 22 juillet 2008

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Je meurs sous la voix de Damien Rice. Seule devant mon ordi, la cigarette entre les lèvres et une orange pressée posée à coté. Je me suis levée sans but précis et je ne tarderai pas à m'endormir pour oublier l'ennui qui me détruis. Et toi, derrière ton écran, tu lis ces lignes et tu dois bien rire du pathétique dont je fais preuve. Mais tu ne diras rien. no comment. Et c'est mieux. Bien mieux que la pitié que je vois dans leurs yeux. Et si jamais tu te dis, que c'est pas con, qu'il y a un sens dans ce que j'écris, alors je te plains parce que se reconnaître en moi, c'est ne pas aller bien. C'est ne jamais s'être senti bien. C'est ne jamais avoir connu le bonheur, ou alors seulement une fois qu'il ait filé. Se retrouver dans mes mots, c'est effrayant.
Par Je
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Vendredi 25 juillet 2008

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Rentrer chez moi après trois jours au soleil  à la plage et retrouver à la maison, huit mecs dont  mon frère, affalés dans le salon devant une play station. Je vous laisse imaginer à quel point ça me plaît. Comment leur dire gentiment que j'aimerai qu'ils foutent le camp là tout de suite. Rien que les cadavres de bières et les cendriers débordés me donnent la nausée. Je pourrai gueuler. Je dois gueuler ? Mais je ne le ferai pas. La preuve je viens perdre mon temps à l'écrire. C'est con ça, mais je suis con de toute façon. Ah oui "conne", si ça vous fait plaisir. N'empêche que là ça me gonfle. Et en plus ils ne m'ont même pas dit bonjour. Rien que pour ça je les ferai bien valser. Il sert à quoi cet artice ? Ben à rien, j'avoue.
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Par Je
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Samedi 26 juillet 2008

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C’est difforme, pas rangé
Des bords tranchants, des vides à combler
Des souvenirs trop salés difficile à digérer

Rue du Temps, Impasse des Regrets
C’est toujours là que je traîne les pied

Les mots s’amusent à se cacher, des pages refusent d’être arrachées
La pluie m’embrouille un instant, le silence se brise dans le vent

Rue du Temps, Impasse des Regrets
J’devrais penser à m’en aller

 

Par Je
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Mardi 29 juillet 2008

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L'amitié fille-garçon ça peut exister ? Oui.  Si la fille n'est pas "baisable". C'est horrible de le dire hein ? Mais c'est vrai. Le mec de base considère chaque fille comme une éventualité. Mais dans une amitié avec une fille, il fera abstraction de ses pulsions et des ses instincts, pour laisser de la place à l'ami, le vrai le sincère. Mais laisser le entrevoir ne serai-ce qu'un millième de possibilité de plus-si-affinité et il se laissera embarquer. Malgré lui, en même temps. Parce que son amitié pour la fille est sincère. Mais il suffit qu'il décide de ranger "l'amie" dans le tiroir des éventualités, et c'est parti.
Moi je suis une de ces filles. Pas baisables. Et je remercie la vie parce que mon meilleur ami est parfait en tant qu'ami et j'ai la preuve que j'ai bien plus de chance de l'avoir dans cette catégorie plutôt qu'une autre. Il me parle comme s'il parlait à un de ses potes. Quand ça va pas il me demande pas de lui en parler, de m'expliquer, il le sait. Alors il me sort des conneries pour que je pense à autre chose.
Ce qui différencie l'amitié de l'amour c'est l'attirance, le désir et donc le sexe. C'est tout.


Je sais même pas pourquoi je continue à écrire ici, c'est vrai, j'aimerai bien avoir une idée de ce qui vous passe par la tête quand vous lisez mes absurdités.
Par Je
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